Je vous avais parlé il y a quelques mois du dernier roman de Maurice G. Dantec, Métacortex, dont j'avais entamé la lecture. Comme j'ai une fâcheuse tendance à lire plusieurs livres à la fois, j'ai mis plus de temps que prévu à terminer les 800 pages de cet ouvrage.
Ce thriller très noir se déroule dans futur proche et apocalyptique. Deux policiers, Verlande et Voronine enquêtent sur une série de crimes pédophiles, d'attentats terroristes et d'assassinats dans un monde proche du chaos. En parallèle de leur descente aux enfers, nous suivons le parcours du père de Paul Verlance, incorporé dans la SS durant la seconde guerre mondiale. Tous ces récits finiront par se croiser dans un final de fin du monde.
Les commentaires que l'on trouve sur internet au sujet des romans de Maurice G. Dantec sont généralement binaires : d'un côté les fans inconditionnels qui louent le style percutant et le franc parlé de l'auteur, de l'autre ceux qui considèrent les écrits de Dantec absolument abscons et indigestes. Alors, quel est mon avis sur le sujet ? Il y a du vrai des deux côté.
Soyons clairs, certains courts passages de Métacortex sont incompréhensibles mais j'ai une théorie personnelle sur le sujet : le style de ces passages est volontairement incompréhensible et il ne faut pas s'y attarder. J'en veux pour preuve les chapitres qui se déroulent durant la deuxième guerre mondial. Le style est alors brillant, clair et efficace. Je pense donc que Maurice G. Dantec a intégré dans son récit des passages aussi apocalyptiques et complexes que le monde qu'ils décrivent. Il ne faut pas essayer des les comprendre, il font partie de ce monde qui s'effondre.
Pour en revenir au récit lui-même, le scénario est passionnant et ce futur proche dans lequel évoluent les personnages fait d'autant plus froid dans le dos qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'il n'est peut-être pas aussi éloigné que cela de la réalité de demain. Ils ne s'agit pas de science-fiction mais de l'accélération des dérives du monde d'aujourd'hui. C'est une des forces de ce roman.
Les chapitres se déroulant durant la deuxième guerre mondiale sont réellement passionnants. Ils auraient certainement pu faire l'objet d'un livre à part entière. Le père de Verlande connaîtra le front de l'est, le ghetto de Varsovie, la déroute de l'Allemagne, la chute de Berlin. Il connaîtra l'Europe en ruine et découvrira, comme son fils cinquante ans plus tard, qu'un processus de destruction s'était enclenché et que rien ne pourrait l'arrêter...
Vous l'aurez compris, ce récit est noir, très noir. Il n'est pas à mettre entre toutes les mains. C'est le récit d'un monde qui s'effondre, d'un monde qui s'autodétruit après avoir produit le pire...Verlande et Voronine qui luttent contre ce qu'il y a de pire dans le cœur de l'homme sont certes une lueur d'espoir, lueur bien faible qui éclaire la chute de leurs contemporains vers l'enfer.
Les plus : Une description de l'avenir loin du politiquement correct, un style unique, le double récit efficace qui alterne entre la deuxième guerre mondiale et ce futur proche apocalyptique dans lequel évoluent les héros...Cette désagréable impression que Maurice G. Dantec n'est peut-être pas si loin de ce que sera réellement notre avenir...
Les moins : le style quasi-incompréhensible (mais sans doute volontaire) de certains passages, trois pages insoutenables en fin de roman, cette brève scène X aussi osée que ridicule, certains passages un peu longs.
Ma note : 3/5
Pour les adultes seulement...
Métacortex
Maurice G. Dantec
Albin Michel
ISBN : 978-2226195692
mercredi 9 mars 2011
mardi 8 mars 2011
Quelques notes de musiques...Duffy, Claude Le Jeune, Tchaikovsky et Mendelssohn.
Endlessly sur Amazon.com
Duffy
Ma note : 2/5
Mendelssohn / Tchaikovsky : Violinkonzerte sur Amazon.com
Nathan Milstein, Wiener Philharmoniker & Claudio Abbado
Ma note : 5/5
Dix Psaumes De David sur Amazon.com
Claude Le Jeune
Ludus Modalis & Bruno Boterf
Ma note : 5/5
Libellés :
CD,
Musique Classique
dimanche 27 février 2011
L'Attrapeur de Libellule – Boris Akounine – Retour aux sources
Après deux romans en demi teinte (la Maîtresse de la mort et l'Amant de la mort) pour lesquels l'exercice de style semblait avoir pris le pas sur le récit, voici les nouvelles aventures d'Eraste Fandorine, le héros emblématique de Boris Akounine. Disons-le tout de suite, j'ai retrouvé dans l'Attrapeur de Libellule ce qui fait le charme cette série de romans policiers : des personnages attachants, des intrigue originales « à l'ancienne » et un contexte historique intéressant.
Ce livre contient deux récits qui se déroulent à plusieurs années d’intervalle, la deuxième permettant de comprendre le dénouement de la première. Ceux qui suivent les aventures d'Eraste et de son fidèle Massa depuis plusieurs années découvriront avec plaisir l'explication de plusieurs traits caractéristiques de leur héros préféré. La plus grande partie du roman se déroule au Japon au début du dix neuvième siècle et cela participe grandement au charme. On y découvre un Japon qui s'ouvre au monde occidental et un contexte culturel et géopolitique qui laissera des traces indélébiles dans le cœur d'Eraste Fandorine.
Ce retour aux sources est-il pour autant un sans faute de la part de Boris Akounine ? Presque...J'ai en effet trouvé que le rythme était parfois un peu lent et et que les passages romantiques ne sonnaient pas toujours très juste. Boris Akounine est plus doué pour les romans policiers que pour les histoires d'amour...
Il n'en demeure pas moins que l'Attrapeur de Libellule est un très bon cru que j'ai lu avec grand plaisir. Il n'atteint pas le niveau d'Azazel ou Leviathan mais il permet de découvrir des facettes cachées d'Eraste Fandorine et on attend avec impatience les volumes suivants de ses aventures !
Les plus : Une intrigue classique dans un contexte exotique et original. Des explications que les amateurs des aventures d'Eraste Fandorine attendaient...
Les moins : Une facette romantique qui bien que traitée avec une très grande discrétion n'en réserve pas moins ce tome aux plus grands.
Ma note : 4/5
A partir de 16 ans
L'Attrapeur de Libellules
Boris Akounine
Presses de la Cité
ISBN : 978-2742793204
Ce retour aux sources est-il pour autant un sans faute de la part de Boris Akounine ? Presque...J'ai en effet trouvé que le rythme était parfois un peu lent et et que les passages romantiques ne sonnaient pas toujours très juste. Boris Akounine est plus doué pour les romans policiers que pour les histoires d'amour...
Il n'en demeure pas moins que l'Attrapeur de Libellule est un très bon cru que j'ai lu avec grand plaisir. Il n'atteint pas le niveau d'Azazel ou Leviathan mais il permet de découvrir des facettes cachées d'Eraste Fandorine et on attend avec impatience les volumes suivants de ses aventures !
Les plus : Une intrigue classique dans un contexte exotique et original. Des explications que les amateurs des aventures d'Eraste Fandorine attendaient...
Les moins : Une facette romantique qui bien que traitée avec une très grande discrétion n'en réserve pas moins ce tome aux plus grands.
Ma note : 4/5
A partir de 16 ans
L'Attrapeur de Libellules
Boris Akounine
Presses de la Cité
ISBN : 978-2742793204
Libellés :
Polar et Thriller,
Roman historique
dimanche 6 février 2011
Où j'ai laissé mon âme – Jérôme Ferrari – Dommage...
Où j'ai laissé mon âme, un très beau titre pour un livre qui n'est malheureusement pas à la hauteur du sujet abordé : la torture durant la guerre d'Algérie. Le récit de Jérôme Ferrari aborde ce thème au travers de la confrontation à distance de deux officiers français qui se sont connus durant la guerre d'Indochine et qui se trouvent confrontés à la torture dans la cadre de la lutte contre les attentats aveugles du FLN. Le lieutenant André Degorce l'utilise mais cela le brise et le détruit car c'est une situation qu'il subit, n'ayant pas la force de la refuser. Cette dualité intérieure le poussera même à un dialogue « soumis » avec Tahar, le commandant de l'ALN qu'il vient d'arrêter. Horace Andreani, quant à lui, n'a pas de cas de conscience : pour lui, la lutte contre le terrorisme justifie la torture car une course contre la montre est engagée.
Le récit, malgré quelques beaux passages, tombe dans la caricature. André Degorce est un catholique qui n'a pas la force de ses idées dont la relation ambiguë avec Tahar n'est malheureusement pas expliquée. Pourquoi se sent-il attiré par cet homme responsable de tant de morts ? Pourquoi tient-il tellement à nouer une relation aussi déséquilibré qui frôle souvent la soumission ? Cette aspect des choses n'est absolument pas abordé par l'auteur et cela ôte une grande partie de l'intérêt du roman. L'attitude de l'officier n'est pas crédible, voir incompréhensible. C'est bien dommage car une véritable confrontation entre les deux hommes aurait pu donner une autre dimension au récit. Quant à Andréani, la violence du personnage empêche toute analyse en profondeur du personnage.
Le plus regrettable est que le récit, présenté comme la confrontation entre deux hommes au sujet de la torture en temps de guerre, est d'une totale subjectivité. Les deux officiers subissent les mêmes situations et leurs actes sont les mêmes. Seules leurs pensées diffèrent... Aucun des deux n'a finalement la grandeur d'âme que l'on espérait...Ils sont faussement différents. L'attitude et l'honneur de l'immense majorité des officiers et soldats français ayant servi la France en Algérie est totalement occultée. Bizarrement, la torture, le terrorisme et les massacres perpétrés par le FLN, bien qu'évoqués ne sont jamais condamnés. Ils sont occultés par le regard bienveillant de Tahar, vieux sage de l'ALN attirant à lui sans raison le capitaine Degorce.
J'attendais beaucoup de ce livre, j'ai été déçu...J'ai vraiment eu le sentiment d'une occasion gâchée. Ce qui aurait pu être un exceptionnel récit restera malheureusement un roman au goût d'inachevé. Pourquoi Jérôme Ferrari n'est-il pas allé au bout de sa démarche ?
Les plus : Un thème difficile et courageux...
Les moins : Gâché par une trop grande partialité...A quand la fin du « historiquement correct » ?
Ma note : 2/5
A partir de 18 ans
Où j'ai laissé mon âme
Jérôme Ferrari
Actes Sud
ISBN : 978-2742793204
Le récit, malgré quelques beaux passages, tombe dans la caricature. André Degorce est un catholique qui n'a pas la force de ses idées dont la relation ambiguë avec Tahar n'est malheureusement pas expliquée. Pourquoi se sent-il attiré par cet homme responsable de tant de morts ? Pourquoi tient-il tellement à nouer une relation aussi déséquilibré qui frôle souvent la soumission ? Cette aspect des choses n'est absolument pas abordé par l'auteur et cela ôte une grande partie de l'intérêt du roman. L'attitude de l'officier n'est pas crédible, voir incompréhensible. C'est bien dommage car une véritable confrontation entre les deux hommes aurait pu donner une autre dimension au récit. Quant à Andréani, la violence du personnage empêche toute analyse en profondeur du personnage.Le plus regrettable est que le récit, présenté comme la confrontation entre deux hommes au sujet de la torture en temps de guerre, est d'une totale subjectivité. Les deux officiers subissent les mêmes situations et leurs actes sont les mêmes. Seules leurs pensées diffèrent... Aucun des deux n'a finalement la grandeur d'âme que l'on espérait...Ils sont faussement différents. L'attitude et l'honneur de l'immense majorité des officiers et soldats français ayant servi la France en Algérie est totalement occultée. Bizarrement, la torture, le terrorisme et les massacres perpétrés par le FLN, bien qu'évoqués ne sont jamais condamnés. Ils sont occultés par le regard bienveillant de Tahar, vieux sage de l'ALN attirant à lui sans raison le capitaine Degorce.
J'attendais beaucoup de ce livre, j'ai été déçu...J'ai vraiment eu le sentiment d'une occasion gâchée. Ce qui aurait pu être un exceptionnel récit restera malheureusement un roman au goût d'inachevé. Pourquoi Jérôme Ferrari n'est-il pas allé au bout de sa démarche ?
Les plus : Un thème difficile et courageux...
Les moins : Gâché par une trop grande partialité...A quand la fin du « historiquement correct » ?
Ma note : 2/5
A partir de 18 ans
Où j'ai laissé mon âme
Jérôme Ferrari
Actes Sud
ISBN : 978-2742793204
Libellés :
Roman historique
dimanche 16 janvier 2011
Giovanni Mirabassi Trio – Live @ The Blue Note, Tokyo – Équilibre parfait !
Pour un amateur de jazz « non éclairé » comme moi, Internet permet de découvrir de nouveaux artistes au gré des commentaires publiés sur différentes sites consacrés à ce style de musique. Le jazz a en effet la particularité de cacher un grand nombre de pépites musicales qui n'attente qu'à être écoutées !
J'ai vraiment été conquis par le dernier album de Giovanni Mirabassi qui est ici accompagné du contrebassiste Gianluca Renzi et du batteur Leon Parker (une référence dans son milieu). A l'écoute des neufs morceaux, j'ai été marqué par l'équilibre parfait entre les trois instruments. Jamais l'un de semble vouloir étouffer les autres et dans bien des cas, l'un ne pourrait se passer des deux autres. Certains morceaux de jazz laisse parfois l'impression que tout se mélange dans un son commun, ce n'est ici jamais le cas. L'auditeur peut écouter le disque trois fois, avec une écoute à chaque fois différente, une par instrument...It's us est à ce titre exemplaire ! My broken heart est une autre pépite de ce magnifique album que je vous recommande.
Enfin, le fait que ce disque ait été enregistré en live ajoute une touche de charme indéniable. Autant je n'apprécie pas les albums live pour la musique folk/pop/rock, autant c'est un vrai plus pour le jazz lorsque la prise de son est bonne comme c'est ici le cas.
Alors, si vous cherchiez à album de jazz à passer en boucle les soirs d'hiver, n'hésitez plus...
Ma note : 5/5
Label : Discograph
ASIN : B00455QBZY
J'ai vraiment été conquis par le dernier album de Giovanni Mirabassi qui est ici accompagné du contrebassiste Gianluca Renzi et du batteur Leon Parker (une référence dans son milieu). A l'écoute des neufs morceaux, j'ai été marqué par l'équilibre parfait entre les trois instruments. Jamais l'un de semble vouloir étouffer les autres et dans bien des cas, l'un ne pourrait se passer des deux autres. Certains morceaux de jazz laisse parfois l'impression que tout se mélange dans un son commun, ce n'est ici jamais le cas. L'auditeur peut écouter le disque trois fois, avec une écoute à chaque fois différente, une par instrument...It's us est à ce titre exemplaire ! My broken heart est une autre pépite de ce magnifique album que je vous recommande.
Enfin, le fait que ce disque ait été enregistré en live ajoute une touche de charme indéniable. Autant je n'apprécie pas les albums live pour la musique folk/pop/rock, autant c'est un vrai plus pour le jazz lorsque la prise de son est bonne comme c'est ici le cas.
Alors, si vous cherchiez à album de jazz à passer en boucle les soirs d'hiver, n'hésitez plus...
Ma note : 5/5
Label : Discograph
ASIN : B00455QBZY
dimanche 12 décembre 2010
La Photographie Numérique (3 en 1) – Scott Kelby – Le couteau suisse du possesseur d'un reflex numérique
J'ai eu l'occasion d'écrire des chroniques sur des types de livres très variés : des romans, des biographies, des BDs, des thrillers mais jamais sur des ouvrages ayant pour thème les « loisirs ».
C'est corrigé ce soir avec ces quelques lignes sur le très bon livre de Scott Kelby au sujet de la photo numérique. Ce livre s'adresse avant tout aux possesseurs d'un appareil de type « reflex » car si vous possédez simplement un « compact », une partie des thèmes abordés ne vous sera d'aucune utilité.
Le principe du livre est simple : une page, un thème et le conseil de Scott Kelby. Par exemple : « Quand doit-on utiliser un grand-angle ? », « Réussir à photographier le crépuscule », « Ce que l'on peut éliminer au cadrage », « Quel est le meilleur objectif pour les portraits ? », « Conseils pour les portraits de groupe », « Où placer le sujet par rapport à une fenêtre ? », « Où placer la ligne d'horizon ? », « Réglez la balance des blancs », etc...Des questions qu'un amateur comme moi s'est obligatoirement posées un jour ou l'autre ! Les réponses sont toujours très claires, très concrètes et le photographe en herbe (ou pas) qui lit cet ouvrage n'a qu'une hâte, mettre en pratique ce qu'il vient d'apprendre.
Les sujets abordés sont classés en chapitres : la photo en extérieur, les portraits, la photo macro, les objectifs, etc...Une mention spéciale pour le chapitre constitué de photos avec pour chacune d'elle la « recette » pour réussir ce type de cliché.
Alors, pourquoi avoir mis une note de 4,5/5 et non de 5/5 ? Pour deux raisons : le chapitre sur la photo en studio qui ne concerne à mon avis qu'une infime partie des lecteurs et le fait que Scott Kelby fasse selon moi beaucoup trop souvent référence à Photoshop lorsqu'il mentionne un logiciel. Jetez un oeil à son CV et vous comprendrez pourquoi ;-)
Cela dit, j'ai trouvé cet ouvrage excellent, très pratique, et je le recommande à tous les photographes amateurs équipés d'un reflex numérique.
Les plus : Le concept de la question/réponse sur des sujets très concrets, les exemples de photos « type » avec la recette pour les réussir, l'étendue des thèmes abordés.
Les moins : Le seul logiciel (ou presque) auquel il est fait référence dans ce livre est Photoshop...mais bien normal quand on regarde le CV de l'auteur.
Ma note : 4,5/5
A partir de 14 ans
La Photographie Numerique 3 en 1 sur Amazon.com
Scott Kelby
Pearson
ISBN : 978-2-7440-9337-1
C'est corrigé ce soir avec ces quelques lignes sur le très bon livre de Scott Kelby au sujet de la photo numérique. Ce livre s'adresse avant tout aux possesseurs d'un appareil de type « reflex » car si vous possédez simplement un « compact », une partie des thèmes abordés ne vous sera d'aucune utilité.
Le principe du livre est simple : une page, un thème et le conseil de Scott Kelby. Par exemple : « Quand doit-on utiliser un grand-angle ? », « Réussir à photographier le crépuscule », « Ce que l'on peut éliminer au cadrage », « Quel est le meilleur objectif pour les portraits ? », « Conseils pour les portraits de groupe », « Où placer le sujet par rapport à une fenêtre ? », « Où placer la ligne d'horizon ? », « Réglez la balance des blancs », etc...Des questions qu'un amateur comme moi s'est obligatoirement posées un jour ou l'autre ! Les réponses sont toujours très claires, très concrètes et le photographe en herbe (ou pas) qui lit cet ouvrage n'a qu'une hâte, mettre en pratique ce qu'il vient d'apprendre.
Les sujets abordés sont classés en chapitres : la photo en extérieur, les portraits, la photo macro, les objectifs, etc...Une mention spéciale pour le chapitre constitué de photos avec pour chacune d'elle la « recette » pour réussir ce type de cliché.
Alors, pourquoi avoir mis une note de 4,5/5 et non de 5/5 ? Pour deux raisons : le chapitre sur la photo en studio qui ne concerne à mon avis qu'une infime partie des lecteurs et le fait que Scott Kelby fasse selon moi beaucoup trop souvent référence à Photoshop lorsqu'il mentionne un logiciel. Jetez un oeil à son CV et vous comprendrez pourquoi ;-)
Cela dit, j'ai trouvé cet ouvrage excellent, très pratique, et je le recommande à tous les photographes amateurs équipés d'un reflex numérique.
Les plus : Le concept de la question/réponse sur des sujets très concrets, les exemples de photos « type » avec la recette pour les réussir, l'étendue des thèmes abordés.
Les moins : Le seul logiciel (ou presque) auquel il est fait référence dans ce livre est Photoshop...mais bien normal quand on regarde le CV de l'auteur.
Ma note : 4,5/5
A partir de 14 ans
La Photographie Numerique 3 en 1 sur Amazon.com
Scott Kelby
Pearson
ISBN : 978-2-7440-9337-1
Libellés :
Loisirs
samedi 11 décembre 2010
Double Jeu – Jeff Abbott – Double jeu, set et match !
Ma dernière chronique date de plusieurs semaines. J'ai eu tout simplement moins de temps pour lire mais j'ai pourtant entamé la lecture d'un livre de plus de 800 pages : Metcortex de Maurice G. Dantec ! J'espère profiter des vacances de Noël pour le terminer et publier quelque lignes à son sujet.
Alors, pourquoi un chronique sur Double Jeu de Jeff Abbott ? Tout simplement parce que les 800 pages de Metacortex sont difficiles à emporter en voyage ! Lorsque je suis parti dix jours en Asie, j'ai donc emporté avec moi un livre plus léger...dans tous les sens du terme.
Le thriller de Jeff Abbott est efficace : j'ai dû réguler mon rythme de lecture pour éviter de l'avoir terminé en quelques heures et de me trouver forcé d'apprendre le chinois ou le japonais pour passer le temps à l'hôtel le soir.
Pilgrim, un tueur à gage qui travaille pour une mystérieuse organisation, va croiser Ben Forsberg, un avocat d'affaire ayant perdu récemment sa femme dans des circonstances étranges. Ben va se retrouver accusé d'un meurtre commis par Pilgrim. Pourchassés par le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis et par des tueurs prêts à tout, ils vont devoir faire équipe pour comprendre pourquoi tout s'écroule autour d'eux, pour comprendre qui manipule qui...et dans quel but.
Le scénario est habilement construit à partir plusieurs histoires et de nombreux flash-backs dont le lecteur ne comprendra l'imbrication qu'à la fin du livre. Le personnage de Pilgrim est intéressant, plus que celui de Ben dont on apprend finalement assez peu de choses. Les personnages secondaires apporte une vraie consistance au roman, notamment Teach, cette femme de caractère qui est à la tête de l'organisation pour laquelle œuvre Pilgrim ou encore cet étrange Khaled dont on ne comprendra le rôle que dans les derniers chapitres.
Bref, Double Jeu est un thriller classique mais suffisamment efficace pour qu'on ait du mal à le poser avant la fin. Ce n'est certainement pas le livre de l'année mais il fut un parfait compagnon de voyage lors de mon déplacement en Asie. Alors, si vous partez en vacances pour Noël, vous pouvez sans risque le glisser dans votre valise.
Les plus : Un polar de facture classique mais très efficace dans lequel l'auteur ne s'est pas senti obligé d'insérer des scènes X ou de violence ce qui est suffisamment rare pour être signalé.
Les moins : Classique ?
Ma note : 4/5
A partir de 16 ans
Double Jeu
Jeff Abbott
Le Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-12734-5
Le thriller de Jeff Abbott est efficace : j'ai dû réguler mon rythme de lecture pour éviter de l'avoir terminé en quelques heures et de me trouver forcé d'apprendre le chinois ou le japonais pour passer le temps à l'hôtel le soir.
Pilgrim, un tueur à gage qui travaille pour une mystérieuse organisation, va croiser Ben Forsberg, un avocat d'affaire ayant perdu récemment sa femme dans des circonstances étranges. Ben va se retrouver accusé d'un meurtre commis par Pilgrim. Pourchassés par le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis et par des tueurs prêts à tout, ils vont devoir faire équipe pour comprendre pourquoi tout s'écroule autour d'eux, pour comprendre qui manipule qui...et dans quel but.
Le scénario est habilement construit à partir plusieurs histoires et de nombreux flash-backs dont le lecteur ne comprendra l'imbrication qu'à la fin du livre. Le personnage de Pilgrim est intéressant, plus que celui de Ben dont on apprend finalement assez peu de choses. Les personnages secondaires apporte une vraie consistance au roman, notamment Teach, cette femme de caractère qui est à la tête de l'organisation pour laquelle œuvre Pilgrim ou encore cet étrange Khaled dont on ne comprendra le rôle que dans les derniers chapitres.
Bref, Double Jeu est un thriller classique mais suffisamment efficace pour qu'on ait du mal à le poser avant la fin. Ce n'est certainement pas le livre de l'année mais il fut un parfait compagnon de voyage lors de mon déplacement en Asie. Alors, si vous partez en vacances pour Noël, vous pouvez sans risque le glisser dans votre valise.
Les plus : Un polar de facture classique mais très efficace dans lequel l'auteur ne s'est pas senti obligé d'insérer des scènes X ou de violence ce qui est suffisamment rare pour être signalé.
Les moins : Classique ?
Ma note : 4/5
A partir de 16 ans
Double Jeu
Jeff Abbott
Le Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-12734-5
Libellés :
Polar et Thriller
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